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TRANSFERT POLAIRE : JIŘÍ KOVANDA / LUMÍR HLADÍK


  • Galerie 17/18 251 Cooper Street Ottawa, ON, K2P 0G2 Canada (map)

21.09- 11.12. 2017
VERNISSAGE : JEUDI, LE 21 SEPTEMBRE, 18 H - 20 H

GALERIE 17/18,  251, RUE COOPER, OTTAWA

ORGANISÉE PAR VERONIKA HOLCOVA / MATTHEW KYBA

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La pensée réellement universelle, rêve inassouvi de l’esprit du temps, n’a encore jamais atteint sa pleine manifestation. Dans ces circonstances, on peut se demander comment est-ce possible que le discours critique et la grande histoire se propagent sur de longues distances internationales. Et pourtant … Jiří Kovanda et Lumír Hladík, artistes tous deux, se trouvent à plusieurs milliers de kilomètres l’un de l’autre, mais les forces invisibles du déterminisme artistique, comme un aimant, les a rapprochés. Dans leur engagement envers la critique de la condition humaine, ils sont, depuis près de 40 ans, unis même si éloignés.

C’est d’abord derrière le Rideau de fer, dans l’ancienne Tchécoslovaquie, que ces deux artistes ont convergé, en montant des interactions conceptuelles à caractère subversif et philosophique en réaction à l’art prescrit par l’État. Résister, c’était survivre. Quelques années plus tard, Lumír Hladík émigre en Amérique du Nord, alors que Jiří Kovanda poursuit sa pratique artistique en Europe, chacun travaillant de sa démarche unique, des leitmotivs parallèles. Aujourd’hui reconnus maîtres de l’art contemporain, leurs démarches antipodales ne font que surligner le transfert thématique qui les unit depuis si longtemps.

Jiří Kovanda et Lumír Hladík nous invitent à nous imbiber d’art comme jamais avant. À première vue, leurs démarches semblent disparates. Les interventions minimales et extrêmement discrètes de Jiří Kovanda s’opposent avec force aux objets manifestes de Lumír Hladík. Pourtant, en puisant dans leur passé conjoint empreint de défiance culturelle, l’on reconnait ces racines communes qui les unis : la curiosité, l’appréhension et le doute. Avec leur travail, ils assaillent l’évidence même à force d’interrogation, érodant ainsi le caractère arbitraire de l’univers et proposant de nouvelles définitions pour ce que l’humanité en entier considère comme acquis.

Pour la toute première fois au Canada, les œuvres de ces deux artistes témoignant de l’histoire, la culture et la métapensée tchèque et canadienne sont rassemblées dans cette exposition qui met également de l’avant ce malaise persistant ressenti partout au monde. L’exposition Transfert polaire marque, à cet égard, une convergence historique du passé et du présent qui souligne l’importance de la pensée critique.

Matthew Kyba, Toronto, le 9 août 2017