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Sarah Fuller : Et peut-être en moi, quelqu’un de très ancien entend encore le bruit vivant du bois


  • Annexe de la GAO 110 Laurier Avenue West Ottawa, ON, K1P 1J1 Canada (map)
Sarah Fuller Panorama, vieil arbre, 2017, Épreuve d’archive au jet d’encre, 120” x 43”, Avec la permission de l’artiste.

Sarah Fuller
Panorama, vieil arbre, 2017, Épreuve d’archive au jet d’encre, 120” x 43”, Avec la permission de l’artiste.

Sarah Fuller
Et peut-être en moi, quelqu’un de très ancien entend encore le bruit vivant du bois¹


Du 18 août au 24 septembre 2017

Vernissage : Le jeudi 24 août 2017 de 17 h 30 à 19 h 30

Un paysage, une trace. Gravés. Résonnant dans le temps, dans le bois.

Au XIXe siècle, les vieux pins blancs de la vallée de l’Outaouais furent abondamment abattus et acheminés sur la rivière pour être exportés. Motivé par la forte demande en bois de la marine britannique, cet abattage en bloc d’arbres anciens et leur expédition par-delà l’Atlantique sont une manifestation tangible de l’idéologie coloniale qui est à la base du Canada en tant que pays.

Je pense souvent à ces arbres. Comment se sentaient-ils, flottant au fil de la rivière et voguant sur l’océan? De quoi avaient-ils l’air? De quoi cette terre avait-elle l’air lorsqu’ils s’y trouvaient?

Quelle perte.

Dans cette exposition, je me sers de photographie, de vidéo, de son et d’installation afin de créer un endroit où méditer sur les arbres qui y étaient auparavant et sur la trace tenace que leur extraction a laissée dans le paysage actuel.

- Sarah Fuller

Sarah Fuller détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Emily Carr et est actuellement étudiante à la maîtrise en beaux-arts à l’Université d’Ottawa. Elle a réalisé des résidences d’artiste au Klondike Institute of Art and Culture au Yukon, à la Fondazione Antonio Ratti en Italie et à l’Association of Visual Artists (SIM) en Islande. Ses dernières expositions ocomprennent Camouflage (Hulinhjálmsteinn) à la Christine Klassen Gallery, Future Station: The 2015 Alberta Biennial à la Art Gallery of Alberta et See Attached à la galerie de l’Université de Lethbridge. Son travail se trouve dans des collections publiques et particulières, y compris la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada, le ministère des Affaires étrangères et la galerie Walter Phillips. Dans son travail, Sarah cherche à explorer et découvrir les multiples histoires et récits d’un endroit. Sa pratique est surtout basée sur les projets et demande souvent un travail d’archive afin d’explorer des récits cachés ou masqués.

En partenariat avec le Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa

 

¹Roland Barthes, La chambre claire. Note sur la photographie, Paris, Gallimard/Le Seuil, 1980, p. 32-33.